
La technicienne en conservation et en présentation de la galerie d'art du Centre de la Confédération s'est assise pour répondre à quelques questions sur sa nouvelle exposition. Incontrôlable.
1. Qu'est-ce qui vous a intéressé en premier lieu dans les œuvres qui composent IncontrôlableEt comment l'idée de cette exposition a-t-elle vu le jour ?
Depuis la nomination de Pan Wendt à la direction de la galerie en décembre, et en l'absence de candidat au poste de conservateur, l'idée de cette exposition dans le hall a été en partie motivée par le délai très court dont je disposais. On m'a demandé de concevoir un projet dans un délai relativement court, et j'ai donc noté quelques idées en tenant compte de cette contrainte.
J'ai toujours adoré les collections de la galerie d'art du Centre de la Confédération, et le fait de sélectionner des œuvres parmi un échantillon plus restreint de ce que nous avons dans nos réserves a rendu la possibilité de monter une exposition cohérente beaucoup moins intimidante.
La collection artisanale d'Expo 67 est variée, riche en couleurs, en textures et en chaleur – des qualités que nous recherchons toujours durant les mois les plus froids. J'apprécie particulièrement les tissus et textiles présentés. J'aime la chaleur qu'ils apportent à l'espace et la façon dont ils interagissent avec la lumière hivernale.
Après avoir consulté notre base de données et constaté que la plupart de ces objets n'avaient pas été exposés récemment, j'ai compris que nous tenions un candidat de choix. Incontrôlable.
2. Pourquoi pensez-vous Incontrôlable Est-ce une exposition importante à partager avec le public aujourd'hui ?
Je pense que les articles faits main ont connu un regain d'intérêt considérable ces dix dernières années. Etsy, lancé il y a 20 ans, est toujours aussi populaire (même si tous les articles proposés ne sont plus faits main), et des marchés de créateurs ont lieu plusieurs fois par an.
Lorsqu'on achète des objets artisanaux, on est souvent prêt à dépenser un peu plus. L'objet est davantage chéri, soigné avec plus d'attention et parfois transmis de génération en génération.
Cela contraste fortement avec les articles que l'on trouve dans les magasins à un dollar : des objets qui ne durent pas, auxquels on ne tient pas autant et qui finiront probablement à la décharge en peu de temps.
Pour certains, soutenir les artisans locaux est une forme d'expression politique ; pour d'autres, c'est une démarche purement esthétique. Quoi qu'il en soit, il est fascinant de constater les liens avec ces mêmes thèmes dans les années 1960.
3. Y a-t-il eu quelque chose qui vous a surpris ou mis au défi lors de la préparation de cette exposition ?
J'ai adoré me plonger dans l'Expo 67. Ça a dû être une expérience incroyable ! Difficile d'imaginer l'ampleur de ce projet, d'autant plus qu'il se déroulait en même temps que les célébrations du centenaire du Canada.
J'ai visionné de nombreuses images d'archives et lu des critiques sur les plans et l'architecture. Il était difficile de ne pas se laisser captiver par l'histoire de l'Expo elle-même.
4. Qu'espérez-vous que les visiteurs retiennent après avoir vu Incontrôlable?
J'espère que le public appréciera l'ampleur de l'œuvre. Son état de conservation est remarquable pour une pièce de près de 60 ans. Nombre de ces céramiques semblent avoir été fabriquées aujourd'hui.
Je trouve exceptionnel de pouvoir considérer la collection comme un tout, représentant le meilleur de l'artisanat canadien en 1967, de la même manière que le public pouvait la percevoir à l'époque.

À propos du centre
Soutenez le Centre
Galerie d'art
Éducation artistique
Musique chorale
Heritage
Sur scène
En direct au Centre