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Exposition en cours

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Dès

Le 13 juin 2026

Jusqu'à ce que

3 janvier 2027

Lieu

Galerie d'art

L'exposition

Conservateur Pan Wendt

Cette exposition instaure un dialogue entre deux tableaux représentant une cascade au pied des Alpes, arrivés à Ellershouse (Nouvelle-Écosse) vers 1870, et les œuvres récentes de sept artistes contemporains des provinces atlantiques. Ces derniers cherchent à exprimer des attitudes face à la nature qui confrontent un héritage difficile et proposent des alternatives. Les deux tableaux du XIXe siècle jouent le rôle d'une source, d'une source créatrice ; ils incarnent l'idée d'un paysage à la fois comme un Éden perdu et comme une ressource inépuisable importée d'Europe, dont les conceptions contradictoires de la terre persistent encore aujourd'hui. La cascade représentée, célèbre pour sa beauté, était la Perte du Rhône, un point proche de la frontière franco-suisse où le fleuve se jetait en une chute d'eau tumultueuse qui pénétrait la roche et disparaissait sous terre sur plusieurs kilomètres.

L'industriel et amateur d'art allemand Franz von Ellershausen acquit l'un des tableaux et commanda l'autre pour son manoir de Nouvelle-Écosse, construit dans les années 1860, dans une ville qu'il avait fondée et baptisée de son nom. Il appréciait manifestement la beauté de ces œuvres et ce qu'elles représentaient. Mais, paradoxalement, il rêvait aussi d'exploiter la force du fleuve à des fins industrielles et alla jusqu'à solliciter l'Empereur de France pour la construction d'un barrage qui aurait inondé les chutes, détruisant à jamais ce site magnifique. Finalement, un projet hydroélectrique d'après-guerre réalisa le rêve d'Ellershausen et aujourd'hui, la Perte du Rhône n'est plus que l'ombre submergée d'une cascade autrefois spectaculaire.

Le mot canalisation Cela suggère de s'approprier la puissance de la nature, par exemple en détournant ou en canalisant un cours d'eau. Ou, dans ce contexte, en la concevant comme un événement esthétique. Mais cela pourrait aussi faire référence au monde des esprits, à la persistance fantomatique des ancêtres, ou à la possibilité de devenir ce qui nous hante, afin de le réorienter. Les sept artistes sélectionnés pour cette exposition sont hantés par les conséquences destructrices de la colonisation de cette partie du monde et sont animés par le désir d'articuler une relation plus respectueuse et réceptive à la nature. Ils puisent leur inspiration dans la possibilité que la nature ne puisse finalement être ni capturée ni consommée — tout comme elle continue de jaillir de la Perte du Rhône désormais engloutie — dans la postérité d'une image.

-Pan Wendt, conservateur

Artistes

  • Alfred Schoeck
  • D'Arcy Wilson
  • Doug Dumais
  • Gustav Amberger
  • Janice Wright Cheney
  • John Greer
  • Miranda Bellamy et Amanda Fauteux
  • Ryan Joséy
  • Théodore Alexandre Weber
  • Valérie LeBlanc + Daniel H. Dugas

 

D'Arcy Wilson, Les yeux dans les yeux2025.

Tirages jet d'encre d'archives, édition de 5
(Impression de gauche : 52.5 x 40 cm, Impression de droite : 52.5 x 60 cm)
Courtoisie de l'artiste

Doug Dumais, Un paysage pour la construction (retour)2020.

Impression jet d'encre sur papier Entrada 300 blanc
60 x 80 cm
Image de fond : Pieter Bruegel l'Ancien (Néerlandais, 1525–1530 – 1569), Le retour du troupeau, 1565, huile sur bois, 117 cm × 159 cm (46 po × 62 1⁄2 po), Gemäldegalerie, 1018, Kunsthistorisches Museum, Vienne